Indo-Canadian Interview 30

Interview_30
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Title: Indo-Canadian Interview 30

Creator: Gurcharn S. Basran, B. Singh Bolaria.

Language: pan

Subject: East Indian Canadians -- British Columbia -- History -- 20th century; Punjab (India) -- Emigration and immigration -- History -- 20th century; Panjabis (South Asian people) -- British Columbia -- History -- 20th century; East Indian Canadians -- British Columbia -- Cultural Assimilation; East Indian Canadians -- Ethnic Identity; Sikh Canadians -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews;

Summary - French: Il est venu au Canada en 1934, à l’âge de 18 ans. Il était marié à cette époque. Son fils ainé est venu le rejoindre en 1952, mais son épouse est demeurée en Inde parce qu’elle ne voulait pas vivre avec lui. À cette époque, le père de Gurdial vivait au Canada depuis 1907, mais il ne l’avait jamais rencontré. En Inde, Il vivait avec son grand-père et sa famille était aisée. Mais son grand-père ne voulait pas qu’il fréquente l’école. Il a quitté l’Inde sans le dire à son grand-père parce qu’il voulait s’instruire. Selon lui, environ 90% de la population indienne vivait dans des conditions difficiles. Il a voyagé sur un navire de charge de Calcutta à Hong Kong, puis il a voyagé sur un bateau de croisière de Hong Kong à Vancouver. <br /> <br /> Les emplois étaient rares à cette époque, mais il a réussi à trouver un emploi dans une scierie à Port Alberny, où il gagnait 0,16$ l’heure. Il a décidé de rentrer en Inde en 1940 en raison de la guerre et il s’est remarié. Les autorités permettaient aux immigrants indiens de quitter le Canada pendant une année seulement [ils n’étaient pas citoyens canadiens], mais il n’a pas pu revenir avant 1947 en raison de la guerre. Cependant, il écrivait régulièrement au gouvernement canadien pour demander que l’on prolonge son permis de séjour à l’étranger ; il n’a eu aucune difficulté à rentrer au Canada en 1947 grâce aux lettres du gouvernement. Il raconte qu’à la scierie, les Blancs gagnaient un peu plus que les Indiens, mais c’est à ces derniers que l’on imposait les tâches les plus difficiles et ingrates. Dans les scieries, les travailleurs habitaient dans des dortoirs et chaque groupe ethnique possédait son dortoir attitré en raison de ses préférences alimentaires. Il a visité l’Inde en 1979 et il a constaté que les biens de luxe des Indiens étaient achetés avec de l’argent gagné à l’étranger ou obtenus sur le marché noir. L’amélioration des conditions de vie en Inde est donc due à l’apport de fonds étrangers, selon il. Mis à part les réseaux routiers, il est d’avis que les conditions se sont très peu améliorées en Inde en raison de la corruption des autorités. Il partage son opinion sur les exigences des Sikhs et sur l’assassinat de Mme Gandhi. <br /> <br /> Lorsqu’il est arrivé à Golden en 1957, il était le seul Indien. Il raconte qu’un Gurdwara fut bâti à cet endroit, près de la scierie, en 1880 [le premier Gurdwara au Canada]. Lorsque la scierie a brûlé, il a voulu rebâtir le Gurdwara, mais le gouvernement a refusé car les terres appartenaient à la Couronne. Il a insisté et le gouvernement lui a donné 15 000$ pour bâtir un nouveau temple. Son père est arrivé au Canada en 1906 avec 800 autres passagers. Il ne savait pas où aller, alors il a marché jusqu’à Abbotsford, où il a rencontré un Indien qui a accepté de l’aider à trouver du travail sur les chemins de fer. Par la suite, son père a travaillé dans une scierie, où il occupait un poste important et gagnait un bon salaire. Son père a quitté le Canada par la suite et il a refusé de revenir, sous prétexte qu’il avait gagné tout l’argent dont il avait besoin.

Date: 1985-01-01

Type: Sound

Format: audio/mp3

Rights: Please see the terms of use at http://multiculturalcanada.ca/cco_rights.htm

File size: 59,508 KB

Duration: 1:03:28