Indo-Canadian Interview 45

Interview_45
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Title: Indo-Canadian Interview 45

Creator: Gurcharn S. Basran, B. Singh Bolaria.

Language: pan

Subject: East Indian Canadians -- British Columbia -- History -- 20th century; Punjab (India) -- Emigration and immigration -- History -- 20th century; Panjabis (South Asian people) -- British Columbia -- History -- 20th century; East Indian Canadians -- British Columbia -- Cultural Assimilation; East Indian Canadians -- Ethnic Identity; Sikh Canadians -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews;

Summary - French: Il est originaire du Punjab et il est arrivé au Canada en 1932, à l’âge de 14 ans. Il était déjà marié et sa famille est venue le rejoindre en 1955. Son père était au Canada depuis le début du siècle et il s’impliquait énormément au niveau politique. Il a immigré pour des raisons économiques. Il a trouvé son premier emploi dans une scierie près de Victoria. Il n’a pas eu de difficulté à trouver du travail parce qu’il fut embauché par une entreprise appartenant à des immigrants indiens. A la scierie, il y avait des disparités salariales entre les Blancs et les asiatiques. Les travailleurs habitaient dans des dortoirs fournis par la scierie (chaque nationalité possédait son dortoir). Le gouvernement a imposé la loi du salaire minimum : 75% des travailleurs devaient gagner au moins 0,35$ l’heure et 25% devaient gagner au moins 0,25$ l’heure. Les scieries estimaient que 25% des travailleurs étaient d’origine asiatique, alors ces derniers ne gagnaient que 0,25$ l’heure. Les travailleurs des dortoirs étaient seuls [célibataires ou leur famille était aux Indes]. Les travailleurs caucasiens de la scierie étaient polis envers les Indiens dans le milieu de travail, car la scierie appartenait à des indo-canadiens. Mais selon il, les Blancs se croyaient supérieurs parce que les Indiens étaient des esclaves sous la dominance britannique [plusieurs habitants de Victoria étaient d’origine britannique]. Mais les Blancs avaient une attitude semblable envers les autres asiatiques (Chinois, Japonais). <br /> <br /> Dans les scieries, les emplois techniques étaient occupés par des Blancs, alors que les Indiens occupaient des emplois dangereux et physiques. A la scierie où travaillait il, certains Indiens étaient superviseurs mais on embauchait des Blancs pour occuper les postes supérieurs. Les Indiens se voyaient refuser ces promotions parce qu’ils ne possédaient pas la formation nécessaire, mais on refusait de les former. Avant l’adoption du salaire minimum, il n’y avait pas de limite au nombre d’heures qu’une personne devait travailler dans une semaine. Auparavant, il n’était pas rare que les gens travaillent dix heures par jour, six jours par semaine. Les dortoirs n’étaient pas divisés pour des raisons de ségrégation, mais pour des raisons pratiques [préférences alimentaires] et culturelles. A l’époque, les Indiens étaient appelés Hindous par les Blancs parce qu’ils étaient originaires de l’Hindustani. Il dit que ce terme n’était pas péjoratif. Il raconte que les scieries appartenant à des indo-canadiens exploitaient les travailleurs indiens autant que les scieries appartenant à des Blancs. Il explique que les Indiens se sentaient isolés parce qu’ils ne pouvaient pas socialiser hors de leur groupe ethnique. Certaines scieries ont bâti des Gurdwaras, permettant aux Indiens de poursuivre leurs pratiques religieuses. Il décrit la situation politique aux Indes et explique que les indo-canadiens envoyaient de l’argent aux Indes pour les causes politiques.

Date: 1985-01-01

Type: Sound

Format: audio/mp3

Rights: Please see the terms of use at http://multiculturalcanada.ca/cco_rights.htm

File size: 57,221 KB

Duration: 1:01:02