Jag Singh Uppal

Title: Jag Singh Uppal

Creator: Hari Sharma

Language: eng;pan

Subject: East Indian Canadians -- British Columbia -- History -- 20th century; Punjab (India) -- Emigration and immigration -- History -- 20th century; Panjabis (South Asian people) -- British Columbia -- History -- 20th century; East Indian Canadians -- British Columbia -- Cultural Assimilation; East Indian Canadians -- Ethnic Identity; Muslims -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews;

Summary: Jag Singh Uppal came to Canada as an infant, along with his mother and brother, in 1926. Because they were the wife and children of a landed immigrant they did not have a problem getting a visa. He went to school on 2nd Avenue, where white kids would bully Indian children by pulling their turbans and hair. Then one day a person from his village cut Uppal’s hair.<br /> <br /> His father died when he was in grade 10 and Uppal left school to go to work. His father had a small business selling loads of wood. The family could not continue this business after his father’s death, so he began working in a mill in 1940 at the age of 14. Seven years later he went to India to get married, and his wife came back with him. Uppal worked in Kapoor’s saw mill and Sohan Gill’s saw mill. In 1968 Gill sold his mill and Uppal bought some apartments and purchased his own sawmill. <br /> <br /> In 1950 the Canadian government gave permission for immigrants to bring in 50 people a year. In the first year the Uppal’s two applications were approved. In 1959 a quota system was introduced which allowed immigrants to bring sisters and brothers to Canada.<br /> <br /> Uppal participated in political activities starting in childhood, including Indian independence and voting rights for Indians in Canada. Indians got voting rights in 1947. Before that only the Communist Party and the CCF were sympathetic to Indians. The community had to educate the other parties about their needs. They also fought for the right to practice law and medicine. The community created an East Indian Youth Association.<br /> <br /> During the 1930 and 1940s life was very hard because of the depression. They didn’t have housing, wages were 10¢ an hour, and there was a lot of unemployment. The Indian community was very hard working and they managed to get work in sawmills and on farms. Indian people weren’t employed in government positions or places like BC Electric. They participated in trade unions.<br /> <br /> There wasn’t much racism in daily life but they didn’t have legal rights. In the newspapers they were called Hindus. In the British Properties [in North Vancouver] East Indians were not allowed to own houses. In 1965 Uppal bought a home for his cousins but a few days later the real estate broker told him the white neighbours were not happy and had complained. The story ended up on the front page of the Vancouver Sun, which also wrote an editorial in their favour. The Province wrote a derogatory story about East Indian families being too big. He received harassing phone calls.<br /> <br /> In the early years, East Indian people were mainly single men living in cookhouses in the mills. Food was prepared in cookhouses and bunk houses were where you slept. Among Punjabis you were identified by your cookhouse. Some names of the cookhouses were Malwai cookhouse and Duaba cookhouse. The community was mostly made up of Jats [an ethnic group], most of whom were Sikhs. A few were Muslim or Hindu.<br /> <br /> In 1939 about 300 people were given deportation orders with shoot-to-kill orders. The community collected money to try to help them. The Gurdwara took a census in 1942 and found 1600 East Indian people living in Canada. There was another wave of immigration in 1967. They appreciated their life in Canada, but some people didn’t want to accept Canadian culture. The children were able to play sports with white children: baseball, soccer, bike riding and rugby. Now there are TV and radio programs in Punjabi, but at that time they had to mingle with the white people and their culture. His children married within the community and speak Punjabi. He did not like children marrying outside their community.<br /> <br /> They used to attend special occasions as various Sikh temples, such as the birthday of Guru Gobind Singh [a religious figure] at the Fraser temple, Gadari Mela [a festival in honour of the Ghadar movement, a pro-independence group] at Vancouver, the birthday of Guru Nanak [another religious figure] at Abottsford and Vaisakhi [the harvest festival] at Vancouver Island. Community issues were handled by the Gurdwara committee. The Welfare Association came in to being after 1952. It was not religious association. Its work was to solve immigration problems and other political issues. Vancouver’s Gurdwara of the Khalsa Diwan Society was considered a headquarters. All political action was started at the Vancouver Gurdwara. The Welfare Association failed because of shortage of funds. They worked hard to build the image of the community in Canada over the years.

Summary - French: Jag Singh Uppal est arrivé au Canada en 1926 avec sa mère et son frère alors qu’il était encore bébé. Comme il s’agissait de la famille d’un résident permanent, ils ont pu se procurer un visa facilement. Uppal est allé à l’école sur la 2e Avenue, où les jeunes enfants blancs intimidaient les enfants indiens en arrachant leur turban et en leur tirant les cheveux. Puis un jour, une personne originaire du village d’Uppal lui a coupé les cheveux. <br /> <br /> Le père d’Uppal est décédé alors qu’il était en 10e année et il a dû quitter l’école pour aller travailler. Son père était propriétaire d’une petite entreprise qui vendait du bois mais après son décès, en 1940, la famille n’a pu maintenir l’entreprise. Uppal a trouvé un emploi à la scierie : il avait 14 ans. Sept ans plus tard, il est rentré aux Indes pour se marier et sa femme est venue au Canada avec lui. Uppal a travaillé aux scieries de Kapoor et de Sohan Gill, qui a vendu sa scierie en 1968. Uppal a ensuite acheté des appartements ainsi que sa propre scierie. <br /> <br /> En 1950, le gouvernement canadien a permis aux immigrants de parrainer 50 personnes par année. Les deux demandes présentées par Uppal la première année furent approuvées. En 1959, on a implanté un système de quotas permettant aux immigrants de parrainer leurs frères et leurs sœurs. <br /> <br /> Uppal s’est impliqué dans des activités politiques dès son enfance, notamment pour l’indépendance des Indes et le droit de vote pour les Indiens vivant au Canada. Les Indiens ont obtenu le droit de vote en 1947. Auparavant, seul le parti communiste et le CCF étaient disposés à l’égard des Indiens. La communauté a dû faire connaître ses besoins auprès des autres partis. Ils se sont également battus pour obtenir le droit de pratiquer le droit et la médecine. La communauté a fondé la East Indian Youth Association. <br /> <br /> Pendant les années 1930 et 1940, la vie était très difficile en raison de la dépression économique. Les Indiens n’avaient pas de maison, ils gagnaient seulement 0,10$ de l’heure et le taux de chômage était très élevé. La communauté indienne travaillait très fort : les Indiens ont réussi à trouver du travail dans les scieries et sur les fermes. Ils n’occupaient pas d’emploi au sein du gouvernement ou dans des entreprises comme la BC Electric. Ils faisaient toutefois partie d’organisations syndicales. <br /> <br /> Le racisme n’était pas trop présent dans la vie quotidienne, mais les Indiens ne bénéficiaient pas de droits légaux. Dans les journaux, on les nommait « les Hindous ». Les Indiens ne pouvaient pas acheter une maison dans le quartier British Properties [à Vancouver Nord]. En 1965, Uppal a acheté une maison pour ses cousins mais quelques jours plus tard, l’agent d’immeuble lui a annoncé que ses voisins blancs étaient mécontents et qu’ils avaient porté plainte. Cette histoire a fait la une du journal Vancouver Sun, qui a également publié un éditorial en faveur d’Uppal. Pour sa part, le journal The Province a publié un article malveillant sur les familles indiennes, disant qu’elles étaient trop nombreuses. Il a reçu des appels téléphoniques harassants. <br /> <br /> Au début, la plupart des immigrants indiens étaient des hommes célibataires vivant dans les cuisines de chantier des scieries. Les gens mangeaient dans ces cuisines et dormaient dans des dortoirs. Chaque Punjabi était associé à sa cuisine de chantier particulière. Certaines cuisines étaient Malwai et d’autres, Duaba. La communauté était composée surtout de Jats [un groupe ethnique], dont la plupart étaient sikhs. Quelques-uns étaient musulmans ou hindous. <br /> <br /> En 1939, environ 300 personnes ont reçu une ordonnance d’expulsion avec ordre de tirer pour tuer. La communauté a amassé des fonds pour tenter de les aider. Selon un recensement du Gurdwara en 1942, 1600 Indiens habitaient au Canada. Il y a eu une autre vague d’immigration en 1967. Ces Indiens appréciaient leur vie au Canada, mais certains ne semblaient pas vouloir accepter la culture canadienne. Les enfants pouvaient se promener à bicyclette ou jouer au baseball, au soccer et au rugby avec les enfants blancs. On offrait quelques émissions de télé et de radio en Punjabi, mais à l’époque, les Indiens devaient se mêler aux Blancs et à leur culture. Leurs enfants ont marié des membres de la communauté et parlent le Punjabi. Ils n’aimaient pas que les enfants marient une personne ne faisant pas partie de la communauté. <br /> <br /> Ils avaient l’habitude de participer à des activités spéciales organisées dans différents temples sikhs, comme l’anniversaire de Guru Gobind Singh [un personnage religieux] au temple Fraser, Gadari Mela [un festival en l’honneur du mouvement Ghadar, un groupe indépendantiste] à Vancouver, l’anniversaire de Guru Nanak [un autre personnage religieux] à Abbotsford et Vaisakhi [le festival de la récolte] sur l’Île de Vancouver. Les problèmes de la communauté étaient réglés par le comité du Gurdwara. La Welfare Association fut fondée en 1952. Il ne s’agissait pas d’un organisme religieux. Il tentait plutôt de régler les problèmes reliés à l’immigration et de nature politique. Le Gurdwara de Vancouver et la Société Khalsa Diwan étaient considérés comme étant les sièges sociaux. Toute action politique naissait au Gurdwara de Vancouver. La Welfare Association a échoué en raison d’un manque de financement. Les Indiens ont travaillé fort pour former l’image d’une communauté au Canada.

Summary - Punjabi: ਜੱਗ ਸਿੰਘ ਉਪੱਲ 1926 ਵਿਚ ਆਪਣੀ ਮਾਂ ਅਤੇ ਭਰਾ ਨਾਲ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਪਤਨੀ ਅਤੇ ਅਣਵਿਆਹੇ 18 ਸਾਲ ਤੋਂ ਘਟ ਉਮਰ ਦੇ ਬੱਚਿਆਂ ਦੀ ਸ਼੍ਰੇਣੀ ਵਿਚ ਆਣ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਵੈਨਕੂਵਰ ਪਹੁੰਚਣ ਉਤੇ ਕਿਸੀ ਤਰਾਂ ਦੀ ਕੋਈ ਪਰੇਸ਼ਾਨੀ ਨਹੀਂ ਹੋਈ ਸੀ। ਉਹ ਉਸ ਵੇਲੇ ਬਹੁਤ ਛੋਟੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਨੇ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਦੂਜੇ ਐਵਨਿਊ ੳਤੇ ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਪੜਾਈ ਕੀਤੀ ਸੀ ਪਰ ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਗੋਰੇ ਮੁੰਡੇ ਉਨਾਂ ਦੀ ਪੱਗ ਅਤੇ ਵਾਲ ਪੁੱਟਿਆ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਜਿਸ ਨਾਲ ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਡਰ ਲਗਦਾ ਸੀ। ਇਸ ਕਰਕੇ ਇਕ ਦਿਨ ਪਿੰਡ ਵਾਲੇ ਨੇ ਉਨਾਂ ਦੇ ਵਾਲ ਕੱਟ ਦਿਤੇ।<br /> <br /> ਪਿਤਾ ਦੀ ਮੌਤ ਤੋਂ ਬਾਦ 10ਵੀਂ ਜਮਾਤ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਸਕੂਲ ਛਡਣਾ ਪੈ ਗਿਆ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਪਿਤਾ ਦਾ ਲੱਕੜਾਂ ਦਾ ਚੰਗਾ ਕਾਰੋਬਾਰ ਸੀ, ਆਪਣਾ ਘਰ ਅਤੇ ਟਰੱਕ ਸੀ। ਉਮਰ ਵਿਚ ਛੋਟੇ ਹੋਣ ਕਰਕੇ ਉਹ ਆਪਣੇ ਪਿਤਾ ਦਾ ਕਾਰੋਬਾਰ ਨਹੀਂ ਚਲਾ ਸਕੇ। 1940 ਵਿਚ 14 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੇ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨਾ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰ ਦਿਤਾ। ਸੱਤ ਸਾਲ ਬਾਦ ਉਹ ਇੰਡੀਆ ਵਿਆਹ ਕਰਾਉਣ ਗਏ ਸਨ। ਵਿਆਹ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਨਾਂ ਦੀ ਵਹੁਟੀ ਵੀ ਨਾਲ ਹੀ ਕੈਨੇਡਾ ਆ ਗਈ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਨੇ ਕਪੂਰ ਆਰਾ ਮਿੱਲ ਅਤੇ ਸੋਹਨ ਗਿੱਲ ਆਰਾ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕੀਤਾ। 1968 ਵਿਚ ਸੋਹਨ ਗਿੱਲ ਨੇ ਮਿੱਲ ਵੇਚ ਦਿਤੀ ਉਸ ਤੋਂ ਬਾਦ ਉਨਾਂ ਨੇ 2-3 ਅਪਾਰਟਮੈਂਟ ਬਣਾ ਲਏ ਅਤੇ ਆਪਣੀ ਆਰਾ ਮਿੱਲ ਵੀ ਖਰੀਦ ਲਈ।<br /> <br /> 1950 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਇਕ ਸਾਲ ਵਿਚ 50 ਵਿਅਕਤੀ ਲਿਆਣ ਦੀ ਇਜਾਜ਼ਤ ਦਿਤੀ ਸੀ। ਪਹਿਲੇ ਸਾਲ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੇ ਅਰਜ਼ੀਆਂ ਭਰੀਆਂ ਅਤੇ ਉਨਾਂ ਦੀਆਂ ਦੋ ਅਰਜ਼ੀਆਂ ਮੰਜ਼ੂਰ ਹੋ ਗਈਆ ਸਨ। 1959 ਵਿਚ ਕੋਟਾ ਸਿਸਟਮ ਲਾਗੂ ਹੋਇਆ ਸੀ। ਇਸ ਸਿਸਟਮ ਤਹਿਤ ਭੈਣਾਂ ਅਤੇ ਭਰਾਵਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਆਣ ਦੀ ਆਗਿਆ ਦਿਤੀ ਗਈ ਸੀ। <br /> <br /> ਬਚਪਨ ਤੋਂ ਹੀ ਉਨਾਂ ਨੇ ਰਾਜਨੀਤੀ ਵਿਚ ਦਿਲਚਸਪੀ ਲੈਣੀ ਸ਼ੁ੍ਰੂ ਕਰ ਦਿਤੀ ਸੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਆ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ ਲਈ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਜਲੂਸ ਵਿਚ ਹਿੱਸਾ ਲਿਆ, ਆਮ ਜਲਸਿਆਂ ਵਿਚ ਗਏ ਅਤੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਵੋਟ ਪਾਣ ਦੇ ਹੱਕ ਦੀ ਮੰਗ ਕੀਤੀ। 1947 ਵਿਚ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਵੋਟ ਪਾਣ ਦੇ ਹੱਕ ਮਿਲੇ ਸਨ। 1947 ਤੋਂ ਪਹਿਲਾਂ ਉਨਾਂ ਨੇ ਕਮਯੁਨਿਸਟਾਂ ਤੋਂ ਹਮਾਇਤ ਲਈ, ਸੀ ਸੀ ਐਫ ਪਾਰਟੀ ਨੇ ਵੀ ਉਨਾਂ ਦੀ ਮਦਦ ਕੀਤੀ ਸੀ ਜਦਕਿ ਹੋਰ ਦੂਜੀ ਪਾਰਟੀਆਂ ਉਨਾਂ ਪ੍ਰਤੀ ਹਮਦਰਦ ਨਹੀਂ ਸਨ। ਹੌਲੀ ਹੌਲੀ ਦੂਜੀਆਂ ਪਾਰਟੀਆਂ ਨੇ ਉਨਾਂ ਦੇ ਹੱਕਾਂ ਨੂੰ ਸਮਝਿਆ। ਰਾਤ ਦੇ ਖਾਣੇ ਲਈ ਉਹ ਪਾਰਟੀਆਂ ਦੇ ਪ੍ਰਤੀਨਿਧਾਂ ਨੂੰ ਸੱਦਿਆ ਕਰਦੇ ਸਨ ਅਤੇ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਆਪਣੀ ਮੁਸ਼ਕਿਲਾਂ ਬਾਰੇ ਜਾਣੂ ਕਰਾਉਂਦੇ ਸਨ। ਇਸ ਤਰਾਂ ਦੀਆਂ ਮੀਟਿੰਗਾਂ ਸਫਲ ਰਹੀਆਂ ਅਤੇ ਮਗਰੋਂ ਜਾ ਕੇ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਆਪਣੇ ਹੱਕ ਮਿਲੇ ਸਨ। ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਈਸਟ ਇੰਡੀਅਨ ਯੂਥ ਐਸੋਸੀਏਸ਼ਨ ਬਣਾਈ ਅਤੇ ਭਾਰਤ ਦੀ ਅਜ਼ਾਦੀ, ਵੋਟ ਪਾਣ ਦੇ ਹੱਕ, ਵਕੀਲਗਿਰੀ ਅਤੇ ਡਾਕਟਰੀ ਪੇਸ਼ੇ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਦੇ ਹੱਕਾਂ ਦੀ ਮੰਗ ਕੀਤੀ। <br /> <br /> 1930 ਅਤੇ 1940 ਵਿਚ ਦੇਸ਼ ਵਿਚ ਆਰਥਿਕ ਮੰਦੀ ਕਾਰਣ ਲੋਕਾਂ ਦੀ ਮਾਲੀ ਹਾਲਤ ਬਹੁਤ ਖਰਾਬ ਹੋ ਗਈ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਕੋਲ ਕੋਈ ਘਰ ਨਹੀਂ ਸਨ, ਬੇਰੁਜ਼ਗਾਰੀ ਅਤੇ 10 ਸੈਂਟ ਫੀ ਘੰਟਾ ਕੰਮ ਕਰਨ ਦੇ ਮਿਲਦੇ ਸਨ। ਭਾਰਤੀ ਭਾਈਚਾਰਾ ਬਹੁਤ ਮਿਹਨਤੀ ਸੀ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੇ ਆਪਣੀ ਕੁਝ ਜਾਣ-ਪਛਾਣ ਨਾਲ ਸਿਰਫ ਆਰਾ ਮਿੱਲਾਂ ਅਤੇ ਫਾਰਮਾਂ ਵਿਚ ਕੰਮ ਲਭ ਲਏ। ਸਰਕਾਰੀ ਨੌਕਰੀਆਂ, ਬੀ ਸੀ ਇਲੈਕਟ੍ਰਿਕ ਜਾਂ ਸਿਟੀ ਵਿਚ ਪੱਕੀਆਂ ਨੌਕਰੀਆਂ ਤਾਂ ਸਨ ਪਰ ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਵਿਚੋਂ ਕਿਸੀ ਨੂੰ ੳਥੇ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਦਿਤਾ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਮਜ਼ਦੂਰ ਯੁਨੀਅਨਾਂ ਵਿਚ ਹਿੱਸਾ ਲਿਆ।<br /> <br /> ਰੁਜ਼ਾਨਾ ਜੀਵਨ ਵਿਚ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਨਸਲੀ ਵਿਤਕਰਾ ਤਾਂ ਨਹੀਂ ਕੀਤਾ ਜਾਂਦਾ ਸੀ ਪਰ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਉਨਾਂ ਦੇ ਹੱਕਾਂ ਤੋਂ ਵਾਂਝਾ ਰਖਿਆ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਉਹ ਗ੍ਰੇਡਿੰਗ ਕਲਾਸ ਲਈ ਗਏ ਪਰ ਵਾਪਿਸ ਮੋੜ ਦਿਤੇ ਗਏ ਇਹ ਕਹਿਕੇ ਕਿ ਉਹ ਇਸ ਵਿਚ ਨਹੀਂ ਜਾ ਸਕਦੇ ਹਨ। ਸਮਾਜ ਵਿਚ ਹੁਣ ਲੋਕ ਉਂਗਲ ਵਿਖਾ ਦਿੰਦੇ ਹਨ ਪਰ ਉਸ ਵੇਲੇ ਅਜਿਹਾ ਨਹੀਂ ਸੀ। ਅਖ਼ਬਾਰਾਂ ਵਿਚ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਹਿੰਦੂ ਕਹਿੰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਪ੍ਰਾਪਰਟੀ ਵਿਚ ਈਸਟ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਘਰ ਲੈਣ ਦੀ ਆਗਿਆ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। 1965 ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਨੇ ਆਪਣੇ ਚਾਚੇ ਦੇ ਲੜਕਿਆਂ ਲਈ ਘਰ ਖਰੀਦਿਆ ਪਰ 2-3 ਦਿਨਾਂ ਬਾਦ ਰੀਅਲ ਇਸਟੇਟ ਦਾ ਏਜੰਟ ਬਲਾੱਕ ਬ੍ਰਦਰ ਆ ਗਿਆ ਅਤੇ ਉਸ ਨੂੰ ਪੁਛਣ ਲਗਾ ਕਿ ਕੀ ਉਹ ਘਰ ਆਪਣੇ ਕੋਲ ਰਖਣਗੇ ਅਤੇ ਨਾਲ ਹੀ ਦਸਿਆ ਕਿ ਗੁਆਂਢੀ ਇਸ ਤੋਂ ਖੁਸ਼ ਨਹੀਂ ਹਨ। ਗੋਰੇ ਲੋਕ ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਵਲੋਂ ਘਰ ਖਰੀਦਣ ਦਾ ਵਿਰੋਧ ਕਰਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਜੱਗ ਸਿੰਘ ਨੇ ਡੱਟ ਕੇ ਹਾਲਤ ਦਾ ਸਾਹਮਣਾ ਕੀਤਾ ਅਤੇ ਇਸ ਨਾਲ ਵੈਨਕੂਵਰ ਸੱਨ ਅਖ਼ਬਾਰ ਅਤੇ ਹੋਰ ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਅਖ਼ਬਾਰਾਂ ਵਿਚ ਪਹਿਲੇ ਸਫੇ ਉਤੇ ਵਿਤਕਰੇ ਬਾਰੇ ਖ਼ਬਰ ਛਾਪੀ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਪੱਖ ਵਿਚ ਕਾਫੀ ਚੰਗੇ ਸੰਪਾਦਕੀ ਵੀ ਛਾਪੇ ਗਏ ਸਨ। ਪ੍ਰੋਵਿੰਸ ਅਖ਼ਬਾਰ ਨੇ ਵਿਤਕਰੇ ਵਾਲੀ ਖਬਰ ਦਿਤੀ ਕਿ ਈਸਟ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਬਹੁ-ਪਰਿਵਾਰ ਦਾ ਸਭਿਆਚਾਰ ਲਿਆ ਰਹੇ ਹਨ। ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਕਈ ਮੰਦੇ ਟੈਲੀਫੋਨ ਵੀ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਕੀਤੇ ਸਨ। <br /> <br /> ਈਸਟ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਪਰਿਵਾਰ ਤੋਂ ਬਿਨਾਂ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਉਹ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਵਿਚ ਰਿਹਾ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਵਿਚ ਉਨਾਂ ਲਈ ਖਾਣਾ ਪਕਦਾ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਅਤੇ ਬੰਕ ਹਾਉਸ ਵਿਚ ਉਹ ਰਿਹਾ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਪੰਜਾਬੀ ਲੋਕਾਂ ਦੀ ਪਛਾਣ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਦੇ ਨਾਂਵਾਂ ਨਾਲ ਹੋਣ ਲਗ ਪਈ ਸੀ ਜਿਵੇਂ ਮਲਵਈ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ, ਦੁਆਬਾ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਆਦਿ। ਸਿੱਖ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਜੱਟ ਲੋਕ ਹੀ ਬਹੁਤੇ ਕਰਕੇ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਕੁਝ ਕੁ ਮੁਸਲਮਾਨ ਅਤੇ ਹਿੰਦੂ ਪਰਿਵਾਰ ਵੀ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ।<br /> <br /> 1939 ਵਿਚ ਕੋਈ 300 ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਇੰਡੀਆ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜਣ ਦੇ ਹੁਕਮ ਨਾਲ ਵੇਖਦਿਆਂ ਸਾਰ ਗੋਲੀ ਮਾਰ ਦੇਣ ਦੇ ਵੀ ਹੁਕਮ ਦਿਤੇ ਗਏ ਸਨ। ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਨੇ ਪੈਸਾ ਇਕੱਤਰ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਦੀ ਸਹਾਇਤਾ ਅਤੇ ਬਚਾਉਣ ਦੀ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਕੀਤੀ। ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਦੇ ਸਕਤੱਰ ਨੇ 1942 ਵਿਚ ਰਾਇ-ਸ਼ੁਮਾਰੀ ਕੀਤੀ ਅਤੇ ਈਸਟ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਦੀ ਅਬਾਦੀ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ 1600 ਦੇ ਕਰੀਬ ਸੀ। ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਬਹੁਤ ਸਨਮਾਨ ਅਤੇ ਮਾਣ ਮਿਲਿਆ ਪਰ ਕੁਝ ਲੋਕ ਨਵੀਂ ਜੀਵਨ ਸ਼ੈਲੀ ਨੂੰ ਅਪਣਾਨ ਲਈ ਤਿਆਰ ਨਹੀਂ ਸਨ। ਖੇਡਾਂ ਦੇ ਖੇਤਰ ਵਿਚ ਬੱਚੇ ਬੇਸ ਬਾਲ, ਫੁੱਟ ਬਾਲ, ਸਾਇਕਲਿੰਗ ਅਤੇ ਰਗੱਬੀ ਖੇਡਾਂ ਗੋਰੇ ਬੱਚਿਆਂ ਨਾਲ ਖੇਡਿਆ ਕਰਦੇ ਸਨ।<br /> <br /> ਜੱਗ ਸਿੰਘ ਦੇ ਬੱਚੇ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਵਿਚ ਹੀ ਵਿਆਹੇ ਹੋਏ ਹਨ। ਉਹ ਇਥੇ ਪੰਜਾਬੀ ਬੋਲਦੇ ਹਨ। ਹੁਣ ਤਾਂ ਰੇਡਿਉ ਅਤੇ ਟੈਲੀਵਿਜ਼ਨ ਉਤੇ ਵੀ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਪ੍ਰੋਗਰਾਮ ਆਉਂਦੇ ਹਨ ਪਰ ਪਹਿਲੇ ਸਮਿਆਂ ਵਿਚ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਗੋਰੇ ਲੋਕਾਂ ਅਤੇ ਉਨਾਂ ਦੇ ਸਭਿਆਚਾਰ ਵਿਚ ਹੀ ਵਿਚਰਨਾ ਪੈਂਦਾ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਇਹ ਚੰਗਾ ਨਹੀਂ ਲਗਦਾ ਕਿ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਬੱਚੇ ਹੋਰਨਾਂ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਬੱਚਿਆਂ ਨਾਲ ਵਿਆਹ ਕਰਾਉਣ। ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੀ ਨੁਹਾਰ ਬਹੁਤ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਨਾਲ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਕਾਇਮ ਕੀਤੀ ਹੈ ਜਿਸ ਵਿਚ ਕਈ ਸਾਲ ਲਗ ਗਏ ਹਨ।<br /> <br /> ਗੁਰਪੁਰਬਾਂ ਲਈ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਨਿਸ਼ਚਿਤ ਕੀਤੇ ਹੋਏ ਸਨ ਜਿਵੇਂ ਗੁਰੂ ਗੋਬਿੰਦ ਸਿੰਘ ਦਾ ਜਨਮ ਦਿਹਾੜਾ ਫਰੇਜ਼ਰ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਖੇ, ਗਦਰੀ ਮੇਲਾ ਵੈਨਕੂਵਰ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ, ਗੁਰੂ ਨਾਨਕ ਦੇਵ ਜੀ ਦਾ ਪ੍ਰਕਾਸ਼ ਉਤਸਵ ਐਬੋਟਸਫੋਰਡ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ ਅਤੇ ਵਿਸਾਖੀ ਵੈਨਕੂਵਰ ਆਈਲੈਂਡ ਦੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਖੇ ਮਨਾਈ ਜਾਂਦੀ ਸੀ। ਲੋਕ ਇਕ ਗੁਰਪੁਰਬ ਸਿਰਫ ਇਕ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਵਿਚ ਹੀ ਮਨਾਇਆ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਮਸਲੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਦੀ ਕਮੇਟੀ ਵਲੋਂ ਹੱਲ ਕੀਤੇ ਜਾਂਦੇ ਸਨ। 1952 ਤੋਂ ਵੈਲਫੇਅਰ ਐਸੋਸੀਏਸ਼ਨ ਬਣਾਈ ਗਈ ਸੀ। ਇਹ ਕੋਈ ਧਾਰਮਿਕ ਸਭਾ ਨਹੀਂ ਸੀ। ਇਸਦਾ ਮਕਸਦ ਲੋਕਾਂ ਦੇ ਇਮੀਗ੍ਰੇਸ਼ਨ ਦੇ ਮਸਲੇ ਅਤੇ ਸਿਆਸੀ ਮਸਲੇ ਹੱਲ ਕਰਨਾ ਸੀ। ਖਾਲਸਾ ਦੀਵਾਨ ਸੋਸਾਇਟੀ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਾਲਾ ਗੁਰਦੁਆਰਾ ਹੈਡਕੁਆਰਟਰ ਸਮਝਿਆ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਸਾਰੇ ਮਸਲਿਆਂ ਲਈ ਸੰਘਰਸ਼ ਇਸੇ ਗੁਰਦੁਆਰੇ ਤੋਂ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤੇ ਗਏ ਸਨ। ਵੈਲਫੇਅਰ ਐਸੋਸੀਏਸ਼ਨ ਕੁਝ ਸਮੇਂ ਬਾਦ ਫੰਡ ਦੀ ਕਮੀ ਹੋਣ ਕਰਕੇ ਫੇਲ ਹੋ ਗਈ ਸੀ।

Date: 1984-07-11

Type: Sound

Format: audio/mp3

Rights: Copyright Dr. Hari Sharma. Please see the terms of use at http://multiculturalcanada.ca/cco_rights.htm

File size: 68,794 KB

Duration: 1:13:22