Hari Singh Manhas

Title: Hari Singh Manhas

Creator: Hari Sharma

Language: pan

Subject: East Indian Canadians -- British Columbia -- History -- 20th century; Punjab (India) -- Emigration and immigration -- History -- 20th century; Panjabis (South Asian people) -- British Columbia -- History -- 20th century; East Indian Canadians -- British Columbia -- Cultural Assimilation; East Indian Canadians -- Ethnic Identity; Sikh Canadians -- British Columbia -- Vancouver -- Interviews;

Summary: Hari Singh Manhas came to Canada in 1927 at the age of 11 years. His grandfather and some other relatives came in 1906. In 1924 his father went to Mexico. Later on his grandfather and father lived in India. His mother never came in Canada. They bought property in India and farmed in their village.

In 1927 there was no passport system for entering Canada. Each immigrant had to have 600 rupees with them. Their journey was from Calcutta to Hong Kong and then to Vancouver. Their medical test for the eye disease trachoma was done at Vancouver. Many people failed the eye test and were deported. In his ship approximately 15 people came from his community.

The Indian Pacific Railway Company of England came to Canada. The government gave them free land to lay railway lines. The CPR also sold some of its land to the company and Indian people worked laying the railway lines.

He went to school beginning with first grade in the school at the Mayo saw mill. Japanese, Chinese and Punjabi children studied at the school. There was no discrimination in the school as all the children were immigrants. Language was a major obstacle. If they wanted to send a letter to India they went to the post office and took out a handkerchief, folded it [to look like an envelope], so they would understand they wanted to send a letter.

Most of the people worked in saw mills. Mill owners opened cookhouses and bunk houses for the workers. There was no electricity in their rooms so people used free wood for heating and cooking. The mill was like a town. Japanese people lived on one side of the mill, Chinese on one side, white people on one side and Indian people on one side. Chinese and Indian people were treated as slaves. Japanese people were treated better. Indian people were not allowed to work on the machines. A person named Mr. Garcha got his degree from the university but nobody gave him skilled work so he had to work in the mills. Indian people had no rights in Canada, no voting rights and no support from their own country. After 1947 they got rights and equal wages.

In the 1930s during the Depression most of the mills stopped working. There was no work for three years. Many people went back to India and some people sent their families back. Since so many people were without work they decided to try re-opening a mill collectively. With a lot of hard work they did manage to establish the Mayo saw mill. This was opposed by the earlier owners but they fought for it and were successful in running the mill. The work shift was from 7 am to 11 pm. Manhas used to see his father on Sundays only. This mill lasted for long time. In 1933 a person from England started a mill but only paid 10¢ an hour. People came to work in that mill by walking 3 miles each way.

After the world war there was no dearth of work. The demand for workers increased and people were hired as soon as they landed at the port. The union became very strong in 1952. He tried many times to start a mill but never succeeded. He bought a truck on installments and started a trucking business for wood.

He was married in 1946 in India and worked as civilian clerk attached to the military in India. In 1949 his wife came for the first time by airplane. It cost $1200. To come by ship the fare was $600. In BC there were about 2,000 families of Indian people. An Indian person opened a grocery store but it didn’t last. Two famous saw mills run by Indian people were the Mayo and Kapoor saw mills. Many other people started mills and other businesses but failed. In Kamloops and Kelowna Indian families had farms. Indian women didn’t take jobs; they looked after their children and home.

In 1956 he made up his mind to purchase a house and to settle here permanently. His children were are born in Canada but he never had any problems with his children. One of his children married a non-Indian person.

Summary - French: Hari Singh Manhas est arrivé au Canada en 1927, à l’âge de 11 ans. Son grand-père et d’autres membres de sa famille sont arrivés en 1906. En 1924, son père est allé au Mexique. Par la suite, son grand-père et son père ont habité aux Indes. Sa mère n’est jamais venue au Canada. Ils ont acheté des propriétés aux Indes et ils étaient fermiers dans leur village.

En 1927, il n’existait pas de système de passeport pour entrer au Canada. Chaque immigrant devait avoir 600 roupies dans ses poches. Pour se rendre à Vancouver, ils devaient partir de Calcutta, puis se rendre jusqu’à Hong Kong. Les tests de dépistage du trachome avaient lieu à Vancouver. Plusieurs personnes échouaient ce test et étaient déportées. Sur son navire, environ 15 personnes étaient originaires de sa communauté.

L’Indian Pacific Railway Company of England s’est établi au Canada. Le gouvernement leur a donné des terres pour installer les rails de chemin de fer. Le CFCP a également vendu certaines de ses terres à l’entreprise et plusieurs Indiens ont posé des rails.

Il a commencé l’école en première année à l’école de la scierie Mayo. Des enfants japonais, chinois et punjabis allaient à cette même école. Il n’y avait pas de discrimination à son école parce que tous les enfants étaient issus de familles d’immigrants. La langue était un obstacle majeur. S’ils voulaient envoyer une lettre aux Indes, ils se rendaient au bureau de poste, ils prenaient un mouchoir et ils le pliaient [comme une enveloppe] pour indiquer qu’ils désiraient envoyer une lettre.

La plupart des gens travaillaient dans les scieries. Les propriétaires des scieries offraient des cuisines communes et des dortoirs à leurs employés. Il n’y avait pas d’électricité dans les pièces, alors les gens devaient chauffer et cuisiner avec du bois qu’ils amassaient. La scierie était comme un village. Les Japonais habitaient dans une zone de la scierie, les Chinois dans une autre, les Blancs d’un côté et les Indiens de l’autre. Les Chinois et les Indiens étaient traités comme des esclaves. Les Japonais étaient mieux traités. Les Indiens n’avaient pas le droit de travailler sur les machines. Un certain M. Garcha a obtenu un diplôme universitaire mais personne ne voulait lui offrir un emploi pour lequel il était qualifié. Il devait donc travailler dans les scieries. Les Indiens n’avaient aucuns droits au Canada, ils n’avaient pas droit de vote et ils ne recevaient aucun soutien de leur pays. Après 1947, ils ont obtenu le droit de vote et l’équité des salaires.

Dans les années 1930, pendant la dépression économique, la plupart des scieries ont fermé leurs portes. Il n’y a pas eu de travail pendant trois ans. La plupart des gens sont retournés aux Indes et certains ont renvoyé leur famille. Comme plusieurs étaient sans emploi, ils ont décidé d’ouvrir une scierie collectivement. Avec beaucoup d’efforts, ils ont réussi à ouvrir la scierie Mayo. Les propriétaires précédents se sont opposés à leur projet, mais le groupe de nouveaux propriétaires s’est battu et ils ont obtenu gain de cause. Le quart de travail débutait à 7 heures et se terminait à 23 heures. Manhas ne voyait son père que les dimanches. Cette scierie fut fonctionnelle pendant très longtemps. En 1933, un Anglais a démarré une scierie, mais il ne payait que 0,10$ de l’heure. Pour venir au travail à cette scierie, les gens devaient marcher trois miles.

Après la guerre, il y avait foisonnement d’emplois. La demande de main-d’œuvre a augmenté et les gens étaient embauchés dès qu’ils arrivaient au port. Le syndicat est devenu très fort en 1952. Il a essayé plusieurs fois d’ouvrir une scierie, mais il n’y est jamais parvenu. Il a acheté un camion par paiements échelonnés et il a commencé à livrer du bois.

Il s’est marié en 1946 aux Indes et il fut fonctionnaire attaché au ministère de la défense indien. En 1949, sa femme est venue en avion au coût de 1200$. Le tarif par bateau était de 600$. En Colombie-Britannique, il y avait environ 2000 familles indiennes. Des Indiens ont ouvert des épiceries, mais ils devaient les fermer après quelque temps. Les scieries Mayo et Kapoor étaient reconnues et gérées par des Indiens. Plusieurs autres Indiens ont démarré des scieries ou d’autres entreprises, mais ils ont échoué. À Kamloops et à Kelowna, les familles indiennes possédaient des fermes. Les Indiennes n’allaient pas sur le marché du travail : elles s’occupaient des enfants et de la maison.

En 1956, il a décidé d’acheter une maison et de s’établir ici pour de bon. Ses enfants sont nés au Canada, mais ils ne lui ont jamais causé de problèmes. L’un de ses enfants a marié une personne qui n’est pas d’origine indienne.

Summary - Punjabi: ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਮਨਹਾਸ 11 ਸਾਲ ਦੀ ਉਮਰ ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਦਾਦਾ ਅਤੇ ਕੁਝ ਹੋਰ ਰਿਸ਼ਤੇਦਾਰ 1906 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਏ ਸਨ। 1924 ਵਿਚ ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਦੇ ਪਿਤਾ ਮੈਕਸਿਕੋ ਚਲੇ ਗਏ ਸਨ। ਬਾਦ ਵਿਚ ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਦਾਦਾ ਅਤੇ ਪਿਤਾ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਰਹੇ। ਉਹਨਾਂ ਦੀ ਮਾਂ ਕਦੀ ਵੀ ਕੈਨੇਡਾ ਨਹੀਂ ਆਈ ਸੀ। ਉਨਾਂ ਨੇ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਜਾਇਦਾਦ ਬਣਾਈ ਅਤੇ ਪਿੰਡ ਵਿਚ ਖੇਤੀ ਬਾੜੀ ਦਾ ਕਿੱਤਾ ਕੀਤਾ।

1927 ਵਿਚ ਕੈਨੇਡਾ ਆਉਣ ਲਈ ਪਾਸਪੋਰਟ ਸਿਸਟਮ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਹਰ ਪ੍ਰਵਾਸੀ ਕੋਲ 600 ਰੁਪਏ ਹੋਣੇ ਜ਼ਰੂਰੀ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਕੈਨੇਡਾ ਆਉਣ ਲਈ ਉਹ ਪਹਿਲਾਂ ਕਲਕੱਤੇ ਤੋਂ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਆਏ ਅਤੇ ਹਾਂਗ ਕਾਂਗ ਤੋਂ ਵੇਨਕੁਵਰ ਆਏ। ਹਰ ਇਕ ਪ੍ਰਵਾਸੀ ਵਾਂਗ ਉਹਨਾਂ ਦਾ ਡਾਕਟਰੀ ਟੈਸਟ ਵੈਨਕੂਵਰ ਵਿਚ ਕੀਤਾ ਗਿਆ। ਡਾਕਟਰੀ ਵਿਚ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਅੱਖਾਂ ਵਿਚ ਕੁਕਰਿਆਂ ਦੀ ਬੀਮਾਰੀ ਨਿਕਲਦੀ ਸੀ। ਉਸ ਸਮੇਂ ਬਹੁਤੇ ਲੋਕ ਕੁਕੱਰਿਆਂ ਦੀ ਬੀਮਾਰੀ ਕਰਕੇ ਡਾਕਟਰੀ ਟੈਸਟ ਵਿਚ ਫੇਲ ਹੋ ਜਾਣ ਕਰਕੇ ਵਾਪਿਸ ਭੇਜ ਦਿਤੇ ਗਏ ਸਨ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਸਿੱਖ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਕੋਈ 15 ਲੋਕ ਆਏ ਸਨ।

ਇੰਡੀਅਨ ਪੈਸਿਫਿਕ ਰੇਲਵੇ ਕੰਪਨੀ ਆਫ ਇੰਗਲੈਂਡ ਸਭ ਤੋਂ ਪਹਿਲਾਂ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਆਈ ਸੀ। ਕੈਨੇਡਾ ਸਰਕਾਰ ਨੇ ਰੇਲਵੇ ਲਾਈਨਾਂ ਵਿਛਾਣ ਲਈ ਬਹੁਤ ਸਾਰੀ ਜ਼ਮੀਨ ਕੰਪਨੀ ਨੂੰ ਮੁਫ਼ਤ ਵਿਚ ਦਿਤੀ ਸੀ। ਸੀ.ਪੀ.ਆਰ ਨੇ ਵੀ ਆਪਣੀ ਕੁਝ ਜ਼ਮੀਨ ਕੰਪਨੀ ਨੂੰ ਵੇਚ ਦਿਤੀ ਸੀ ਅਤੇ ਰੇਲਵੇ ਲਾਈਨਾਂ ਵਿਛਾਣ ਲਈ ਭਾਰਤੀ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਕੰਮ ਕੀਤਾ।

ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਨੇ ਮਿਓ ਸਾਅ ਮਿੱਲ ਦੇ ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਪਹਿਲੀ ਜਮਾਤ ਵਿਚ ਪੜ੍ਹਾਈ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤੀ। ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਜਪਾਨੀ, ਚੀਨੀ ਅਤੇ ਆਪਣੇ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਲੋਕ ਪੜ੍ਹਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਸਕੂਲ ਵਿਚ ਕਿਸੀ ਤਰਾਂ ਦਾ ਕੋਈ ਵਿਤਕਰਾ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਕਿਉਂਕਿ ਸਾਰੇ ਬੱਚੇ ਬਾਹਰੇ ਦੇਸ਼ਾਂ ਤੋਂ ਆਏ ਪ੍ਰਵਾਸੀਆਂ ਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਲੋਕਾ ਨੂੰ ਗਲਬਾਤ ਕਰਨ ਵਿਚ ਭਾਸ਼ਾ ਦੀ ਬਹੁਤ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਆਉਂਦੀ ਸੀ। ਜਿਵੇਂ ਜੇ ਕਿਸੇ ਨੇ ਭਾਰਤ ਵਿਚ ਚਿੱਠੀ ਭੇਜਣੀ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਤਾਂ ਡਾਕਖਾਨੇ ਜਾ ਕੇ ਰੁਮਾਲ ਨੂੰ ਤਹਿ ਲਾ ਕੇ ਲਿਫਾਫੇ ਵਾਂਗ ਬਣਾ ਕੇ ਦਸਦੇ ਸਨ ਕਿ ਉਹ ਚਿੱਠੀ ਭੇਜਣੀ ਚਾਹੁੰਦੇ ਹਨ।

ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਲੋਕ ਆਰਾ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਮਿੱਲ ਮਾਲਕਾਂ ਨੇ ਕਿਰਤੀਆਂ ਲਈ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਹੀ ਕੁੱਕ ਹਾਉਸ ਅਤੇ ਰਹਿਣ ਲਈ ਬੰਕ ਹਾਉਸ ਬਣਾਏ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਉਨਾਂ ਦੇ ਕਮਰਿਆਂ ਵਿਚ ਬਿਜਲੀ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਇਸ ਕਰਕੇ ਲੋਕ ਕਮਰਿਆਂ ਨੂੰ ਗਰਮ ਕਰਨ ਅਤੇ ਖਾਣਾ ਬਣਾਉਣ ਲਈ ਮੁਫ਼ਤ ਵਿਚ ਮਿਲਦੀ ਲਕੜ ਦੀ ਵਰਤੋਂ ਕਰਦੇ ਸਨ। ਮਿੱਲ ਕਸਬੇ ਵਾਂਗ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। ਮਿੱਲ ਦੇ ਇਕ ਪਾਸੇ ਜਪਾਨੀ ਲੋਕ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ, ਇਕ ਪਾਸੇ ਚੀਨੀ, ਇਕ ਪਾਸੇ ਗੋਰੇ ਲੋਕ ਅਤੇ ਇਕ ਪਾਸੇ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਚੀਨੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਗੁਲਾਮ ਸਮਝਿਆ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਜਪਾਨੀ ਲੋਕਾਂ ਨਾਲ ਚੰਗਾ ਵਤੀਰਾ ਕੀਤਾ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਮਸ਼ੀਨਾਂ ਉਤੇ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਕਰਨ ਦਿਤਾ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਸਿੱਖ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਸਰਦਾਰ ਗਰਚਾ ਨੇ ਯੂਨੀਵਰਸਿਟੀ ਤੋਂ ਡਿਗਰੀ ਹਾਸਿਲ ਕੀਤੀ ਸੀ ਪਰ ਕਿਸੀ ਨੇ ਉਸਨੂੰ ਕੋਈ ਹੁਨਰਮੰਦ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਦਿਤਾ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਸਨੂੰ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਹੀ ਕੰਮ ਕਰਨਾ ਪਿਆ। ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਕੋਈ ਹੱਕ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੇ ਸਨ, ਵੋਟ ਪਾਣ ਦਾ ਹੱਕ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦਾ ਸੀ ਅਤੇ ਆਪਣੇ ਦੇਸ਼ ਤੋਂ ਵੀ ਕੋਈ ਹਮਾਇਤ ਨਹੀਂ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। 1947 ਤੋਂ ਬਾਦ ਇੰਡੀਅਨ ਲੋਕਾਂ ਨੂੰ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਹੱਕ ਮਿਲੇ ਸਨ ਅਤੇ ਬਰਾਬਰ ਦੀ ਉਜਰਤ ਮਿਲੀ।

1930 ਵਿਚ ਵਿਸ਼ਵ ਆਰਥਿਕ ਮੰਦੀ ਦੌਰਾਨ ਜ਼ਿਆਦਾਤਰ ਮਿੱਲਾਂ ਵਿਚ ਕੰਮ ਬੰਦ ਹੋ ਗਿਆ ਸੀ। ਤਿੰਨ ਸਾਲਾਂ ਤਕ ਕੋਈ ਕੰਮ ਨਹੀਂ ਸੀ। ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕ ਇੰਡੀਆ ਵਾਪਿਸ ਚਲੇ ਗਏ ਅਤੇ ਕੁਝ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਆਪਣੇ ਪਰਿਵਾਰ ਵਾਪਿਸ ਦੇਸ਼ ਭੇਜ ਦਿਤੇ ਸਨ। ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕ ਵਿਹਲੇ ਸਨ ਇਸ ਕਰਕੇ ਉਨਾਂ ਨੇ ਇਕੱਠਿਆਂ ਮਿਲਕੇ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਵਜੋਂ ਮਿੱਲ ਦੁਬਾਰਾ ਚਲਾਣ ਦਾ ਫੈਸਲਾ ਕੀਤਾ, ਬਹੁਤ ਮਿਹਨਤ ਕਰਕੇ ਉਹ ਮਿਓ ਸਾਅ ਮਿੱਲ ਕਾਇਮ ਕਰਨ ਵਿਚ ਕਾਮਯਾਮ ਹੋ ਗਏ। ਪਹਿਲੇ ਮਾਲਕਾਂ ਨੇ ਇਸਦਾ ਵਿਰੋਧ ਕੀਤਾ ਪਰ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਇਸਦਾ ਡੱਟ ਕੇ ਮੁਕਾਬਲਾ ਕੀਤਾ ਅਤੇ ਮਿੱਲ ਚਲਾਉਣ ਵਿਚ ਕਾਮਯਾਬ ਹੋ ਗਏ। ਸਵੇਰੇ ਸੱਤ ਵਜੇ ਤੋਂ ਰਾਤ ਦੇ ਗਿਆਰਾਂ ਵਜੇ ਤਕ ਕੰਮ ਦੀ ਸ਼ਿਫਟ ਹੁੰਦੀ ਸੀ। ਇਸ ਕਰਕੇ ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਮਨਹਾਸ ਸਿਰਫ ਐਤਵਾਰ ਨੂੰ ਹੀ ਆਪਣੇ ਪਿਤਾ ਨੂੰ ਵੇਖਦੇ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਇਹ ਮਿੱਲ ਬਹੁਤ ਲੰਮੇ ਸਮੇਂ ਤਕ ਚਲੀ। 1933 ਵਿਚ ਇੰਗਲੈਂਡ ਦੇ ਇਕ ਵਿਅਕਤੀ ਨੇ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਵਜੋਂ ਇਕ ਮਿੱਲ ਚਲਾਉਣ ਦਾ ਸੁਝਾਅ ਦਿਤਾ ਪਰ ਇਸ ਸ਼ਰਤ ਉਤੇ ਕਿ ਉਹ ਮਜਦੂਰਾਂ ਨੂੰ 10 ਸੈਂਟ ਇਕ ਘੰਟੇ ਦੇ ਦਏਗਾ। 3-3 ਮੀਲ ਪੈਂਡਾ ਤਹਿ ਕਰਕੇ ਲੋਕ ਉਸ ਮਿੱਲ ਵਿਚ ਕੰਮ ਕਰਨ ਲਈ ਆਂਦੇ ਸਨ।

ਵਿਸ਼ਵ ਜੰਗ ਤੋਂ ਬਾਦ ਕੰਮ ਅਸਾਨੀ ਨਾਲ ਮਿਲਣ ਲਗ ਪਿਆ। ਮਜਦੂਰਾਂ ਦੀ ਮੰਗ ਵਧ ਗਈ ਅਤੇ ਜਿਉਂ ਹੀ ਲੋਕ ਬੰਦਰਗਾਹ ਉਤੇ ਉਤਰਦੇ ਸਨ ਉਨਾਂ ਨੂੰ ਕੰਮ ਉਤੇ ਰਖ ਲਿਆ ਜਾਂਦਾ ਸੀ। ਯੂਨੀਅਨ 1952 ਵਿਚ ਬਹੁਤ ਮਜ਼ਬੂਤ ਹੋ ਗਈ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਨੇ ਕਈ ਵਾਰ ਮਿੱਲ ਲਾਉਣ ਦੀ ਕੋਸ਼ਿਸ਼ ਕੀਤੀ ਪਰ ਸਫਲ ਨਹੀਂ ਹੋ ਸਕੇ। ੳਹਨਾਂ ਨੇ ਕਿਸ਼ਤਾਂ ਉਤੇ ਇਕ ਟਰੱਕ ਖਰੀਦਿਆ ਅਤੇ ਲਕੜਾਂ ਵੇਚਣ ਲਈ ਟਰੱਕਾਂ ਦਾ ਕਾਰੋਬਾਰ ਸ਼ੁਰੂ ਕਰ ਲਿਆ।

ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਦਾ ਵਿਆਹ 1946 ਵਿਚ ਇੰਡੀਆ ਵਿਚ ਹੋਇਆ ਸੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਆ ਵਿਚ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਫੌਜ ਵਿਚ ਸਿਵੀਲਿਅਨ ਕਲਰਕ ਵਜੋਂ ਕੰਮ ਕੀਤਾ। 1949 ਵਿਚ ਪਹਿਲੀ ਵਾਰ ਉਹਨਾਂ ਦੀ ਪਤਨੀ ਹਵਾਈ ਜਹਾਜ਼ ਰਾਹੀਂ ਆਈ। ਇਸ ਲਈ ਕਿਰਾਇਆ 1200 ਡਾਲਰ ਲਗਿਆ ਸੀ। ਸਮੁੰਦਰੀ ਜਹਾਜ਼ ਵਿਚ ਕਰਾਇਆ 600 ਡਾਲਰ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਬ੍ਰਿਟਿਸ਼ ਕੋਲੰਬੀਆ ਵਿਚ ਉਸ ਵੇਲੇ ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੇ ਕੋਈ 2000 ਪਰਿਵਾਰ ਰਹਿੰਦੇ ਸਨ। ਇਕ ਇੰਡੀਅਨ ਨੇ ਕਰਿਆਨੇ ਦਾ ਸਟੋਰ ਖੋਲਿਆ ਸੀ ਪਰ ਇਸ ਵਿਚ ਕਾਮਯਾਬ ਨਹੀਂ ਹੋਇਆ ਸੀ। ਇੰਡੀਅਨ ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੀਆਂ ਦੋ ਮਸ਼ਹੂਰ ਮਿਓ ਅਤੇ ਕਪੂਰ ਆਰਾ ਮਿੱਲਾਂ ਸਨ। ਹੋਰ ਬਹੁਤ ਸਾਰੇ ਲੋਕਾਂ ਨੇ ਮਿੱਲਾਂ ਅਤੇ ਹੋਰ ਕਾਰੋਬਾਰ ਸ਼ੁਰੂ ਕੀਤੇ ਪਰ ਅਸਫਲ ਰਹੇ। ਕੈਮਲੂਪਸ ਅਤੇ ਕਲੋਨਾ ਵਿਚ ਇੰਡੀਅਨ ਪਰਿਵਾਰਾਂ ਦੇ ਆਪਣੇ ਫਾਰਮ ਹੁੰਦੇ ਸਨ। ਭਾਈਚਾਰੇ ਦੀ ਕੋਈ ਔਰਤ ਬਾਹਰ ਕੰਮ ਕਰਨ ਨਹੀਂ ਜਾਂਦੀ ਸੀ; ਉਹ ਸਿਰਫ ਆਪਣੇ ਬੱਚਿਆਂ ਦਾ ਪਾਲਣ-ਪੋਸ਼ਣ ਅਤੇ ਘਰ ਦਾ ਕੰਮ ਕਾਜ ਹੀ ਕਰਦੀਆਂ ਸਨ।

ਜੀਵਨ ਵਿਚ ਉਹਨਾਂ ਨੇ ਕਈ ਉਤਰਾਅ ਚੜਾਅ ਵੇਖੇ ਅਤੇ ਵਿਸ਼ਵ ਜੌਗ ਤੋਂ ਬਾਦ ਜੀਵਨ ਦੀਆਂ ਸਹੂਲਤਾਂ ਮਾਣ ਸਕੇ ਸਨ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਨੇ 1956 ਤੋਂ ਬਾਦ ਘਰ ਖਰੀਦਣ ਅਤੇ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਵਸਣ ਦਾ ਮਨ ਬਣਾਇਆ ਕਿਉਂਕਿ ਪਰਿਵਾਰ ਲਿਆਣ ਦੀ ਇਜਾਜ਼ਤ ਹੁੰਦੀ ਸੀ ਅਤੇ ਇੰਡੀਆ ਤੋਂ ਮੁੜ ਵਾਪਿਸ ਆ ਕੇ ਘਰ ਵਸਾਉਣਾ ਬਹੁਤ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਹੁੰਦਾ ਸੀ। ਹਰੀ ਸਿੰਘ ਦੇ ਸਾਰੇ ਬੱਚਿਆਂ ਦਾ ਜਨਮ ਕੈਨੇਡਾ ਵਿਚ ਹੋਇਆ ਹੈ ਪਰ ੳਹਨਾਂ ਨੂੰ ਆਪਣੇ ਬੱਚਿਆਂ ਬਾਰੇ ਕੋਈ ਮੁਸ਼ਕਿਲ ਪੇਸ਼ ਨਹੀਂ ਆਈ। ਉਹਨਾਂ ਦੇ ਇਕ ਬੱਚੇ ਨੇ ਗੈਰ-ਭਾਰਤੀ ਬੱਚੇ ਨਾਲ ਵਿਆਹ ਕਰਵਾਇਆ ਹੈ।

Date: 1984-09-20

Type: Sound

Format: audio/mp3

Rights: Copyright Dr. Hari Sharma. Please see the terms of use at http://multiculturalcanada.ca/cco_rights.htm

File size: 177,052 KB

Duration: 3:08:51